Historique
<_ n="5"/>Les hommes ont toujours eut des secrets à transmettre ou à protéger. Pour cela, ils ont imaginé un moyen de maquiller une information pour s’assurer qu’elle voyage le plus discrètement possible. Ce moyen s’appelle la cryptographie.
Le mot « cryptographie » vient du grec kruptos (caché) et graphein (écrire). Elle consiste à changer la forme d’un groupement de textes ou d’une suite de chiffres pour en dissimuler le véritable sens. Elle a influencée de nombreux domaines tels que le commerce, la religion, mais surtout l’armée.
<_ n="5"/>D'après certains cryptographes, le premier document "chiffré" date du temps des pharaons. Des vestiges ont été retrouvés avec des hiéroglyphes modifiés. Au 5émé siècle avant JC, la Grèce, avec la ville de Sparte, a crée le premier procédé de chiffrement militaire, à l’aide d’un instrument appelé « scytale » selon le principe de transposition. Un dénommé Polybe fut à l’origine du premier procédé de chiffrement par substitution, mais ne fut pas révolutionnaire. C’est à travers des opérations militaires, plus précisément avec les romains et le plus célèbre d’entre eux : César, que le principe de substitution fut confirmé.
Alberti opère la deuxième révolution, il invente ainsi le premier système polyalphabétique de l'histoire, dont Porta et Vigenère s'inspireront fortement pour l'élaboration de leur chiffre. Antoine Rossignol, 17ème siècle, est à l’origine de l’essor de la cryptologie en France et aussi de la mise en place d’un bureau spécialisé au 18ème siècle, le « Cabinet Noir » puis dans toute l’Europe. Et ils furent intensément utilisés durant la première et la seconde guerre mondiale. En 1918, Arthur Scherbius invente la machine Enigma, qui sera utilisée par les allemands pendant la seconde guerre mondiale. Au cours de la première guerre mondial un organisme de décryptage, le Bureau 40, fut installé en Angleterre dans le but de déchiffrer les messages allemand et durant la seconde guerre mondial, en 1919 un organisme appelé American Black Chamber spécialisé en codage et chiffrement fut installé à New York (à l’initiative de Herbert Osbourne Yardley, le plus célèbre cryptanalyste de l’histoire américaine), leur rôle étant de décrypter les codes du Japon.
<_ n="5"/>A l’apparition de l’informatique, les hommes essayèrent d’utiliser ce formidable outil. En 1976, Whitfield Diffie
et Martin Hellman introduisent l'idée du chiffrement à clé publique. C'est la troisième révolution. La même année
IBM sort le DES, Data Encryption Standard, qui sera utilisé par l'administration américaine. Cet algorithme est
devenu l'algorithme le mieux connu et le plus utilisé dans le monde à ce jour. Puis celle du système RSA en 1977
par trois inventeurs : Ron Rivest, Adi Shamir et Leonard Adleman . Grâce au fait qu'il est à clé publique, il est
connu pour être le plus sur à l'heure actuelle, le RSA. En 1991, Phil Zimmermann sort PGP (Pretty Good Privacy) en
réponse à la menace du FBI d'exiger l'accès au message clair des citoyens. C'est un vrai défit au gouvernement :
Chacun peut dorénavant coder ses données.
La cryptographie sert aujourd'hui lors des transactions bancaires, et par exemple, sur Internet pour
les paiements à distances et aussi pour l'envoi d'émail sécurisé ou bien encore lors des conversations
avec téléphone cellulaires.